CBD, CBG, CBN : le trio des cannabinoïdes légaux expliqué
Une même origine : le CBGA
Dans la plante, tout commence par l'acide cannabigérolique (CBGA), que les enzymes du chanvre transforment en précurseurs du CBD, du THC et du CBC. C'est pourquoi le CBG est surnommé « molécule mère » ou « cellule souche » des cannabinoïdes : il est le point de départ chimique de tous les autres. En fin de maturation, il ne reste généralement que peu de CBG dans la plante — d'où sa relative rareté et son coût d'extraction plus élevé.
Le CBN, lui, n'est pas directement produit par la plante : il naît de la dégradation du THC sous l'effet du temps, de la chaleur et de l'oxygène. Aux doses présentes dans les produits légaux, il n'a pas d'effet psychotrope.
Trois profils, trois usages
Le CBD reste le cannabinoïde le mieux étudié et le plus polyvalent : c'est la base de toutes nos huiles, fleurs et résines. Le CBG intéresse la recherche préclinique sur plusieurs fronts, mais les données humaines restent embryonnaires — nous le proposons en duo CBD+CBG équilibré, pour les curieux des cannabinoïdes mineurs. Le CBN est traditionnellement associé au soir et aux formules sommeil, comme notre huile CBD+CBN — en toute honnêteté, la science le concernant est encore jeune, comme nous l'expliquons dans CBD et sommeil.
Tous trois sont légaux en France dès lors que le produit respecte le cadre général (THC ≤ 0,3 %) décrit dans notre article sur la légalité du CBD.
Comment vérifier ce que contient vraiment votre produit
Les cannabinoïdes mineurs coûtent cher : la tentation d'en annoncer plus qu'il n'y en a existe. Le réflexe est le même que toujours : le certificat d'analyse, où CBG et CBN apparaissent ligne par ligne dans le profil cannabinoïde. Une « huile CBN » dont le COA affiche 0,01 % de CBN est un argument marketing, pas une formule.
Pour apprendre à décoder ces documents, notre guide lire un certificat d'analyse reste le meilleur point de départ.
- ElSohly M. — chimie des cannabinoïdes
- OMS — rapports cannabidiol et cannabinol